Nouvelles de la campagne

Marquez cette date (et allez voir le nouveau 350.org!)

Chers amis,

ces derniers mois ont été incroyables ici à 350.org: des mois de campagne ininterrompue - et nous allons encore passer à la vitesse supérieure. 

A compter d'aujourd'hui, nous sortons le grand jeu et nous nous lançons à l'assaut du 10/10/10, la "Fête Globale du Travail". Elle a été décrite comme "journée de fête autour des solutions au réchauffement climatique" - et effectivement, il s'agit sans doute de notre meilleure chance cette année de faire pression sur nos dirigeants, tout en s'amusant. Si vous ne connaissez pas encore tous les détails du 10/10/10, lisez ci-dessous la nouvelle lettre d'invitation de Bill McKibben.

Nous avons même rénové 350.org pour contribuer à attirer mondialement l'attention sur le 10/10/10.

Voici un aperçu du site:

Si vous connaissez déjà tous les détails, c'est une occasion parfaite pour en informer quiconque ne serait pas au courant. Le nouveau 350.org peut être diffusé en quelques clics sur Facebook ou Twitter; vous pouvez aussi simplement faire passer la lettre de Bill à 10 de vos amis (nous aimons assez le chiffre 10 cette année), et faire ainsi prendre 10 fois plus d'ampleur au mouvement pour des conditions climatiques plus sûres. 

En avant pour le 10/10/10,

Jamie 

Cher Monde,

l'année a été rude: en Amérique du Nord, la marée noire a submergé le Golfe du Mexique; en Asie, jamais température aussi élevée n'avait été enregistrée; dans l'Arctique, la fonte des glaces s'est accélérée jusqu'à un rythme jamais vu auparavant; en Amérique latine, des pluies torrentielles ont dévasté des flancs entiers de la montagne.

Et donc, nous allons faire la fête. 

Marquez le 10/10/10 sur votre calendrier: c'est la date. Le lieu, votre lieu de résidence. Le but, agir pour tenter d'enrayer le changement climatique depuis votre ville ou votre collectivité. 

Nous l'avons nommée "Fête du Travail Globale", en insistant sur "travail" autant que sur "fête". A Auckland, en Nouvelle Zélande, aura lieu un gigantesque atelier de réparation de vélos, pour que tous les vélos de la ville soient remis en circulation. Dans les Maldives, des panneaux solaires vont être mis en place sur les bâtiments présidentiels. A Kampala, en Uganda, des milliers d'arbres seront plantés, et en Bolivie des fours solaires vont être installés, et seront mis à profit dans un immense pique-nique écologiquement neutre. 

Nous avons déjà appelé, écrit, pétitionné, manifesté, par tous les moyens possibles pour faire bouger les hommes politiques: ils ont été trop lents; aussi est-il temps à présent de leur montrer que nous disposons des moyens nécessaires pour corser notre action climatique. 

Le 10/10/10 montrera que nous, personnes, pouvons arriver à nos fins - mais nous aurons besoin que nos dirigeants entreprennent des politiques énergétiques audacieuses, pour agir à une échelle suffisamment pertinente. Le but de la journée ne sera pas de résoudre la crise climatique projet par projet, mais d'adresser un message politique clair: si nous pouvons nous mettre au travail, vous pourrez aussi vous y mettre - légiférez, et signez les bons traités, pour améliorer notre monde à long terme. 

Pour s'inscrire comme hôte d'un événement local: www.350.org/fr/oct10

Pour rechercher un événement auquel vous rendre: www.350.org/fr/map

N'ayez pas peur de vous retrouver tous seuls à la fête: 1077 groupes dans 109 pays ont déjà prévu de faire quelque chose d'extraordinaire ce jour-là. Ces groupes, nous les rassemblerons grâce à une grande mosaïque de photos, de vidéos, d'histoires récoltées dans le monde entier. C'est un événement à ne pas rater. 

L'année a été rude - mais la journée du 10 octobre peut être merveilleuse si, tous ensembles, nous nous réunissons pour travailler et faire la fête. Et, si nous nous y prenons bien, une étape aura été franchie pour l'obtention des solutions politiques dont le besoin se fait si cruellement sentir. 

En avant!

Bill McKibben et l'équipe 350.org

P.S.: Si vous n'osez pas ou si vous ne vous sentez pas capable d'organiser une fête réussie, allez voir ces photos de la Journée d'Action Globale de l'année dernière. On a vu plus de 5200 manifestations dans 181 pays: autant dire qu'il y en a eu bon nombre de gens comme vous qui ont su comment s'y prendre!

 

Pourquoi les arbres sont si importants?

Lorsque nous donnons des cours sur le changement climatique dans les écoles secondaires, nous encourageons fortement les élèves non seulement à protéger les forêts existantes et les arbres, mais aussi à planter plus d'arbres au sein de leurs etablissements, à la maison et dans leurs communautés respectives .

Quelqu’un pourrait se demander: "l'arbre est-il si vraiment important?" Mais absolument! Malheureusement, la valeur entière de l’arbre et des forêts n'est pas jusqu'ici bien comprise par les gens, surtout ceux qui dépendent des ressources forestières pour leur survie quotidienne. Beaucoup de personnes, surtout en Afrique, utilisent les arbres comme bois de chauffe ou charbon pour la cuisine, obtenir des pôles pour clôturer leurs propriétés. Les arbres sont aussi utilisés comme matériel de construction et fournissent des opportunités d'emploi dans la charpenterie et la fabrication des meubles.

Pourtant, la valeur de l’arbre va loin au-dèla de ce qui est décrit ci-haut. Les arbres nous fournissent de nombreux services écologiques mais nous ne le réalisons pas toujours. Les forêts abritent différents types d'animaux et de plantes. Ils protègent les bassins hydrographiques d'eau en agissant comme filtres contribuant ainsi au maintien et protection de la nappe phréatique. Les forêts fournissent les medicaments utilisés pour traiter de nombreuses maladies. Ils couvrent le terrain pour prévenir l'érosion du sol et contribuent aussi dans la régulation des vents.

S’agissant du changement climatique, les forêts sont d’une importance capitale en absorbant le dioxyde de carbone présent dans l’atmosphère. Plus d'arbres veut dire plus de dioxyde de carbone absorbé et plus d'oxygène produit par la photosynthèse, modérant ainsi l'effet de serre responsable du réchauffement climatique.

Quand nous comprenons entièrement cette importance des forêts pour l’homme et son bien- être, nous devons agir. Protéger des forêts existantes devient un devoir voire une priorité pour tout un chacun. Mieux, nous réalisons que comme simples citoyens, nous pouvons jouer un rôle dans l'atténuation du réchauffement de la planète. Si chaque habitant de la terre s’ engage à planter au moins un arbre par an, la quantité de dioxyde de carbone absorbé serait considérable. Encourager une telle initiative ainsi que l'utilisation et la généralisation de l'énergie propre dans le monde entier représentent des solutions sérieuses pour surmonter la crise actuelle du climat.

 

INTERVIEW DE JAMES HANSEN LE 30 MAI 2010 A BONN

"SEULE UNE TAXE CARBONE GENERALISEE PEUT SAUVER LE CLIMAT"

Voici un entretien, publié récemment par TACA,  à James Hansen, climatologue réputé et figure publique aux Etats-Unis, et premier scientifique qui a fait publique 350 ppm come le taux maximale de CO2 que l’atmosphère devrait contenir pour éviter les impacts du réchauffement globale. Ce chiffre, comme vous le savez bien, est l’objective de ce mouvement auquel il faut viser tous nos efforts.

James Hansen fait appelle à la communauté internationale à adopter une tout autre stratégie contre le changement climatique: abandonnons les marchés de quotas de CO2 et créons une taxe carbone généralisée, explique-t-il dans cet entretien avec Mediapart.

Directeur de l'institut Goddard d'études spatiales de la NASA, James Hansen est considéré comme un grand climatologue américain. A partir de la fin des années 1980, il joua un rôle majeur dans la prise de conscience — progressive, trop lente à ses yeux — de l'élite politique et économique aux Etats-Unis quant aux dangers du changement climatique. Fin 2009, il provoque un scandale en déclarant souhaiter l'échec du sommet de l'ONU sur le climat de Copenhague. A ses yeux, les bases de la négociation actuelle sont trop mauvaises, dessinant un système trop inefficace. Il est aujourd'hui un fervent avocat de l'instauration d'une taxe carbone aux Etats-Unis, et ailleurs dans le monde.

L'année dernière, vous aviez publiquement espéré que la conférence de Copenhague sur le climat soit un échec. Selon vous, la négociation était engagée sur une trop mauvaise voie. Maintenant qu'elle a échoué, la situation s'est-elle améliorée ?

Ca dépend. Pour faire progresser l'accord international, il faut donner un prix au carbone, et donc instaurer une taxe carbone généralisée. Le mécanisme de marche des quotas d'émissions («cap and trade»), qui correspond à l'approche du protocole de Kyoto, ne pourra jamais exister au niveau mondial. Je ne crois pas que l'Inde et la Chine accepteront de limiter leur développement économique. Par contre, il y a de très bonnes raisons de croire qu'ils pourraient accepter un prix du carbone. Ils investissent dans l'énergie solaire, éolienne, nucléaire. Ils pourraient réussir à se sortir des énergies fossiles pour passer aux renouvelables. En réalité, ils doivent le faire s'ils veulent nettoyer leur atmosphère et les eaux qui sont gravement polluées. Et s'ils veulent éviter les effets du changement climatique qui vont les affecter plus que l'Europe et les Etats-Unis. Ils sont donc ouverts à cette approche.

Pourquoi selon vous seraient-ils plus ouverts à une taxation qu'au marché du carbone ?

La Chine peut avoir intérêt à taxer son carbone. Le reste du monde va avoir besoin de sources d'énergies propres. Les Chinois investissent dans ces secteurs et vont pouvoir vendre beaucoup d'éoliennes et de panneaux photovoltaïques. Aujourd'hui, leurs produits sont moins chers que ceux des Occidentaux. Ils sont donc en position de leur en vendre. Ils en écouleront d'autant plus qu'il existe une taxe carbone générale.

Ils investissent dans les énergies propres.Mais tant que les carburants fossiles seront l'énergie la moins chère, les gens continueront de les utiliser. Y compris en Chine. Donc pour qu'ils réduisent leur usage des carburants fossiles, il faut que les prix montent. Le problème, c'est que le prix des carburants fossiles ne reflète pas les dommages qu'ils causent a la société: leurs effets sur la santé humaine, l'environnement, le futur des jeunes générations. Le gouvernement chinois est très rationnel. Il comprend que la Chine va beaucoup souffrir du changement climatique. Ils ont 300 millions d'habitants qui vivent très près du niveau de la mer. Ils ne veulent donc pas que la calotte glaciaire se déstabilise. C'est plus facile de faire comprendre cela à la Chine qu'aux Etats-Unis.

En Europe, les autorités politiques ont échoué à créer une taxe carbone, ce qui a conduit par défaut a la création du marché du CO2. Ne craignez-vous pas de défendre une option économiquement et diplomatiquement efficace, mais politiquement irréaliste ?

C'est un problème de communication. Il faut taxer les compagnies pétrolières à la source, par une taxation sur le pétrole, le gaz et le charbon, et redistribuer ces recettes au public, soit par un cheque vert mensuel, soit par le biais de la réduction d'autres impôts. Mais il faut que ce soit transparent et qu'il soit clair pour tout le monde que l'argent collecté revient au public. Il faut l'expliquer pour que les gens comprennent, et ne croient pas que le gouvernement fait porter tout l'effort sur eux. La communication sur ce sujet n'a pas été aussi bonne qu'elle aurait du l'être.

C'est ce que le gouvernement français a voulu faire, avant de renoncer, après la censure du Conseil constitutionnel. L'opposition a la reforme était trop forte.

Les gouvernements doivent mieux communiquer. Mais ce sera plus facile si la taxe carbone fait l'objet d'un accord international. Il sera plus clair que c'est aux bénéfices des plus jeunes, des futures générations et des espèces de la planète. Si la France est la seule à le faire, ca n'apporte pas grand-chose. Elle ne représente qu'une toute petite part des émissions globales. Un accord mondial ferait une grosse différence.

En plus du marché de quotas d'émissions de CO2, le protocole de Kyoto a aussi mis en place un système de compensations : l'entreprise d'un pays industrialisé peut réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans un pays en voie de développement en y investissant dans les énergies propres. Vous êtes très critique de ces compensations que vous comparez à des indulgences. Pourquoi ?

 

Notre Stratégie pour 2010: Le moment de se mettre au travail

Chers amis,

Bon, personne n’avait dit que ça allait être facile.

L’année dernière, grâce à vous, nous avons crée un élan très fort pour trouver des solutions pour le climat. La journée mondiale des manifestations que vous avez organisé en octobre est devenue, d’après la CNN, “la journée d’action politique la plus rependue au monde de l’histoire de la planète”, avec 5200 actions dans 181 pays.
Et à Copenhague ceci a donné lieu à 117 pays—la plus part des nations du monde—soutenant un ferme objectif de 350.

Mais ceci ne s’est pas traduit dans une victoire politique. Les pollueurs les plus importants ne l’accepteront pas. Donc, nous avons encore du pain sur la planche.

 

VIDEO Récapitulation: Une année incroyable.‏

Chers Amis,

Je vous écris pour vous remercier pour votre incroyable travail réalisé l’année dernière, et pour les efforts que vous réaliserez l’année prochaine et pendant la prochaine décennie.

Nous avons préparé une page spéciale avec des vidéos juste pour vous rappeler comment s’est déroulée la campagne de 350, ce qu’elle a accompli et ce qu’il nous reste encore à faire:


C’est un peu bizarre d’envoyer le récapitulatif de l’année de 350 une fois que la nouvelle année a déjà commencé, mais nous ne voulions pas que cette note se mélange avec tous les appels de dernière minute pour des dons des bonnes causes.

L’argent aide, mais n’est, dans aucun cas, aussi important que le temps et l’effort. Il y a des gens comme vous partout dans le monde, ou du moins dans les 181 pays qui ont organisé 5200 rassemblements le 24 octobre. Un magazine de Politique Etrangère vient de le nommer « le plus important rassemblement mondial coordonné de tout genre de l’histoire », et la répercussion fut énorme : plus de la moitié des pays qui se sont rendus à Copenhague un mois après, soutenaient l’objectif de 350. L’argent ne peut pas acheter ce genre d’engagement—ce n’est que la passion pour la terre et son avenir qui peut le faire. C’est justement ce genre de passion ce que vous avez apporté à ce mouvement l’année dernière.

Prenez aux sérieux la demande qui se trouve à la fin de la page de récapitulation de la vidéo—nous avons besoin de vos idées pour voir ce que nous allons faire dès à présent.  Nous savons ce que nous devons faire—empêcher le réchauffement de la planète—et nous savons que ce sera dur.

Nous savons aussi que grâce à votre travail, et aux contributions des autres, ceci sera possible.

Nous restons en contact,

Bill McKibben pour 350.org

P.S. Regarder ces vidéos me remonte la morale--je pense qu’elles pourront aussi plaire à vos amis et votre famille. Renvoyez ce courriel à vos contacts--ou partagez les vidéos en cliquant deux fois sur Facebook-cliquez-ici, et faites de même sur Twitter-cliquez-ici.

P.P.S. Il se peut que nous ayons été un peu plus silencieux que d’habitude les dernières semaines—mon équipe et moi sommes en train de passer du temps à regrouper et récupérer l’argent, mais attendez-vous à avoir de nos nouvelles dans pas longtemps en ce qui concerne le chemin qui nous reste à parcourir.

 

L’adresse herculéenne du Président Nasheed

Excellences, invités distingués, messieurs et mesdames,

Nous sommes rassemblés aujourd'hui dans ce hall, comme étant l’une des nations les plus de-climat vulnérables sur la Terre.

Nous sommes vulnérables parce que le changement climatique menace de nous frapper en premier ; et nous frapper durement.

Et nous sommes vulnérables parce que nous avons des moyens modestes avec lesquels se protéger du désastre à venir.

Nous sommes un divers groupe de pays

Mais nous partageons un ennemi commun

Pour nous, le changement de climat est la menace non lointaine ou abstraite ; mais un danger clair et présent à notre survie.

Le changement climatique est en train de fondre les glaciers au Népal.

Il cause des inondations au Bangladesh.

Il menace de submerger les Maldives et Kiribati.

Et dans les semaines récentes, il a avancé la sécheresse en Tanzanie, et les typhons dans les Philippines.

Nous sommes les états en première ligne de combat contre le changement climatique.

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GRANDE NOUVELLE À PARTAGER AVEC VOUS TOUS!!!!!!!!

Cher(e) s  ami(e)s,

Nous sommes seulement à 14 jours du 24 octobre ! C'est difficile à croire combien de choses 350 peut  accomplir  dans l'intervalle d'une semaine: des centaines de nouvelles actions, des autorisations de hauts niveaux, des succès médiatiques, des rapports sur la possibilité de 350, et beaucoup d'autres.

Et nous venons de recevoir quelques formidables nouvelles: dans moins de deux semaines (Le 24 octobre, Jour International d'Action du Climat), nous diffuserons notre message d'une manière qui soit plus digne de ce fabuleux mouvement...

(Roulement de tambour s'il vous plaît...)

L'équipe de 350. org vient d'obtenir la permission d'afficher ses photos des actions autour  du monde sur les écrans géants au cœur de la Ville de New York, avec les médias globaux se tenant prêt à téléviser  les informations mondialement! Cela signifie que vos photos pourront apparaître 10 mètres plus grands que leur forme originale afin que le monde entier puisse les  voir. Nous avons toujours dit que nous voulons que ce nombre soit massivement incruster dans la conscience téléinformatique de la planète, et il n'y pas de meilleur endroit que Times Square pour y parvenir.

Les photos du grand jour seront d'une manière ou d'une autre toutes représentées avec le numéro 350, et serviront  d'énorme protestation visuelle que nous enverrons aux dirigeants mondiaux. Le lundi après le 24 octobre, l'équipage de 350.org visitera le siège de l'ONU pour remettre à mains toutes les photos aux diplomates et délégués  du monde.

Si vous n'avez pas commencé ou joint une des 1800 + actions locales, ce n'est pas de trop tard - Beaucoup de choses peuvent être réalisées en juste deux semaines. A propos, l'équipage européen de 350.org vient de créer un fantastique guide d'actions rapides, amusants et faciles que vous pouvez organiser dans l'intervalle de 2 semaines.

 

Plus de 500 personnes, dont des élus de tous bords ont participé au "Picnic" sans carbone de l'association Taca

Sud Ouest publie aujourd'hui un article sur le "Picnic" sans carbone que TACA a organisé hier dimanche à Bordeaux.

Oecuménique, le "Picnic" sans carbone, annonce-t-il:

Romain a 11 ans et se tourne vers son père. « Mais Papa, quand on expire, on dégage du gaz carbonique. Ce carbone-là, il est bon ? » Les enfants sont formidables. Hier midi, sur les quais bordelais, Bastien le père s'en est sorti avec un « Regarde la pièce de théâtre, tu vas comprendre », pas franchement glorieux mais efficace. La réussite du pique-nique sans carbone est parfois à ce prix. Il est 13 h 30 près du parc des sports Saint-Michel et à défaut d'être un sommet artistique, la petite pièce de théâtre a le grand mérite de la pédagogie. Une planète aux criantes inégalités environnementales, une Amérique du Nord et une Europe surproductrices de gaz à effets de serre dont la réduction (diviser par 4 en France par exemple) est une urgence absolue.

Un fonds « climat »

Après le premier acte du constat, le second de la réponse : l'association Taca (comme taxe carbone) milite depuis plusieurs années pour son instauration. Sans citer la gouvernementale, Taca  rappelle les valeurs de la sienne : avoir le courage d'augmenter d'un euro le litre d'essence, un chèque vert identique pour tous pour la moitié de la taxe, un fonds climat pour aider les plus démunis à s'isoler par exemple, mais aussi la moitié de ce fonds pour aider les pays du tiers-monde à s'équiper durable. À cette heure-là, la troisième édition est d'ores et déjà une réussite : près de 500 vélos ont été comptabilisés, garés sur les nombreuses barrières. Créé à Bègles qui a abrité les deux premières éditions, le pique-nique prenait cette année une dimension d'agglomération avec recentrage sur la ville-centre et démarche de consensus au service de la plus grande mobilisation.