À l’occasion de la 81ème session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, Emmanuel Macron a rappelé l’importance pour les gouvernements de prendre leurs responsabilités afin d’honorer l’Accord de Paris, boussole de l’action climatique, et de défendre la science du climat.
350.org regrette qu’en pleine crise énergétique historique, le Président de la République n’ait pas mis l’accent sur l’urgence à sortir collectivement de notre dépendance toxique au pétrole, au gaz et au charbon. De plus, 350.org regrette qu’Emmanuel Macron n’ait pas profité de son dernier discours à l’AGNU pour enfin annoncer le nouvel objectif de financement climat de la France alors que les impacts du changement climatique se multiplient à travers le monde, dopés par le super ‘El Niño’.
Fanny Petitbon, Responsable France de l’ONG 350.org a déclaré:
« Pour son dernier discours à l’Assemblée générale des Nations unies, Emmanuel Macron a défendu un « multilatéralisme de l’action » au service du climat, tout en faisant l’impasse sur l’essentiel : l’urgence d’une sortie rapide et définitive des énergies fossiles. La France, qui s’est dotée d’une feuille de route en ce sens plus tôt cette année, avait pourtant une tribune idéale pour inciter d’autres gouvernements à lui emboîter le pas.
La France a appelé les États à prendre leurs responsabilités, mais s’est bien gardée d’assumer les siennes. Le président de la République s’est abstenu d’annoncer tout nouvel engagement financier chiffré pour soutenir les pays les plus durement touchés par la crise climatique, pourtant attendu de longue date. Ce dernier grand rendez-vous à l’ONU était l’occasion pour Emmanuel Macron de laisser un véritable héritage de leadership climatique. Faute d’annonces concrètes, les mots ont sonné creux. »