Le projet de loi C-39 est une attaque législative contre nos communautés, les travailleuses et travailleurs et la planète.
C’est une attaque contre les travailleuses et travailleurs et le droit de grève. C'est une attaque contre les communautés autochtones et leur capacité de refuser des mégaprojets sur leurs territoires. Et c’est une attaque contre notre planète — contournant des règlements environnementaux qui protègent la nature, la vie sauvage et le climat.
Mettons un frein à ce coup de force dangereux avant qu’il ne devienne une loi.
Des syndicats, des groupes de défense des droits des Autochtones et des organisations environnementales unissent leurs forces pour organiser une Journée d’action nationale afin de « STOP C-39 ». Joignez-vous à nous! Trouvez une action près de chez vous ou inscrivez-vous ci-dessous pour organiser la vôtre.
RESSOURCES :
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Pourquoi le projet de loi C-39 est-il dangereux?
Ce projet de loi est un exemple parfait d’emprise des entreprises. En affirmant résister à Donald Trump, le gouvernement fédéral coche un élément à la fois de la liste de souhaits des directions générales. Ce projet de loi joue le jeu des méga-entreprises en restreignant le droit de grève des travailleuses et travailleurs, mettant les évaluations environnementales en mille morceaux et minant les droits territoriaux des Premières nations.
Voici quelques-unes des parties les plus alarmantes de ce projet de loi :
Attaques contre les droits des Autochtones :
les chefs de l’Ontario, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, l’Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique, la nation Nishnawbe Aski et des groupes de défense des droits des Autochtones de la base de partout au pays sont unis pour rejeter le projet de loi C-39, affirmant qu’il « outrepasse les droits inhérents, issus de traités et protégés par la Constitution des Premières Nations ».
Attaques contre le droit de grève :
selon le Congrès du travail du Canada, le projet de loi C-39 « donnerait au gouvernement du Canada les pouvoirs unilatéraux les plus étendus pour mettre fin à une grève légale que tout autre pays du G7 ».
Rase la nature :
les ministres auraient des pouvoirs étendus d’exempter des entreprises de respecter des lois cruciales, comme la Loi sur les espèces en péril, la Loi sur les eaux navigables canadiennes et la Loi sur les pêches. Chaque fois que ces exemptions seraient considérées, les possibilités de profits éclipseraient les préoccupations relatives à la capacité de survie des espèces menacées comme les épaulards résidents du Sud grandement menacés.
Prioriser les profits plutôt que les gens menacent notre avenir :
ce projet de loi impose un délai d’un an qui force une approbation à la hâte de nouveaux projets. Il permet également à la Régie de l’énergie du Canada de préapprouver les oléoducs sans une évaluation environnementale adéquate. Il est clair que les grandes sociétés pétrolières en bénéficieront pendant que nous en paierons le prix.
La destruction des zones par le gouvernement fédéral menace nos communautés :
le conseil des ministres aurait le pouvoir de créer des « régions d’intérêt national » où les mégaprojets industriels comme les oléoducs peuvent être automatiquement approuvés, peu importe le coût pour nos communautés, l’environnement ou notre avenir.
Coup de force des entreprises :
les directions générales du Canada exercent des pressions pour un recul des règlements environnementaux, des droits issus de traités et des droits des travailleuses et travailleurs depuis des années. Ce projet de loi fait avancer rapidement un plan des entreprises qui existait avant la réélection de Donald Trump, utilisant la guerre commerciale comme écran de fumée.