Les énergies fossiles coûtent 12 000 milliards de dollars d’argent public chaque année entre les subventions directes aux géants du secteur et les coûts de la pollution et des catastrophes climatiques confondus. Soit 1 400 dollars par personne et par an, partout dans le monde.
Pendant ce temps, des millions d’entre nous peinent à couvrir les besoins essentiels : énergie, nourriture, loyer. Le coût de la vie a explosé :
- Au Royaume-Uni, les factures d’énergie sont 52 % plus élevées qu’avant la pandémie.
- Au Nigeria, au Pakistan et en Haïti, les prix alimentaires ont doublé.
- Aux États-Unis, les prix du logement ont bondi de 45 % depuis 2020.
La mécanique est implacable : quand les prix des fossiles s’envolent, tout le reste suit. Le charbon, le pétrole et le gaz sont par nature instables, soumis aux guerres, aux chocs d’approvisionnement et aux tensions géopolitiques.
La guerre en cours en Asie du Sud-Ouest en est l’illustration brutale. Lorsque le détroit d’Ormuz a fermé en février 2026, le pétrole a franchi les 100 dollars le baril. Le gaz a bondi de 30 %. Les engrais ont suivi. Puis les prix alimentaires. Puis les taux d’emprunt. La facture s’est répercutée jusqu’au dernier rayon du supermarché.
Pendant ce temps, les compagnies pétrolières ont engrangé 30 millions de dollars de profits supplémentaires chaque heure depuis le début de la guerre.
La dépendance aux fossiles est la racine commune de la crise climatique et de la crise du coût de la vie. Elle creuse les inégalités. Elle nous rend vulnérables. Il est temps d’en finir avec le business as usual.