Cela pourrait changer la donne.

La Banque européenne d’investissement – le plus grand prêteur public au monde – veut mettre fin au financement des combustibles fossiles.

Mais la Banque a maintenant besoin que les ministres des finances de l’UE pour approuvent cette nouvelle direction audacieuse.

C’est pourquoi nous sommes des milliers de toute la France à écrire à Bruno Le Maire, ministre des finances français pour faire pression et demandez une #BEIzerofossile!

La France entière se mobilise

Plus de 5000 cartes ont déjà été distribuées! Voici quelques photos des opérations cartes postales à Avignon, Clermont et Metz.

     

 

Ce que nous demandons

Show courage and real climate leadership, ensure that the new rules on energy finance by the European Investment Bank are fit for the age of climate urgency! We ask that the Bank you lead:

  • Ends all financing and lending to fossil fuels, in Europe and beyond,
  • Radically increases financing for energy efficiency and renewable energy, with a clear priority to boost small-scale and community-led decentralised renewable energy projects.

Pourquoi Bruno Le Maire peut tout changer

En tant que Ministre des finances européen, il est membre du Conseil de la banque qui doit adopter cette nouvelle direction audacieuse. Si nous sommes assez nombreux à le saisir du sujet, notre Ministre des finances Bruno Le Maire – qui prône partout la “finance verte” –  pourrait être le fer de lance de ce projet et entraîner le reste de l’Union,  soyons nombreux à lui écrire pour le convaincre d’agir vite! 

Les arguments pour faire pression sur Bruno Le Maire et le pousser à endosser le costume de super défenseur d’un investissement européen zéro fossile sont nombreux:

  • Bruno Le Maire l’a déclaré à maintes reprises, il veut que les banques cessent de financer le réchauffement climatique.
  • Il reconnaît la pression citoyenne sur le sujet et admet que c’est la montée des questions écologiques dans l’opinion qui l’a poussé à aller dans ce sens. 
  • Ses amis allemands sont ceux qui pourraient porter un coup d’arrêt au projet et encourager tous les pays sceptiques. Il parle parfaitement allemand et est proche de son homologue Olaf Scholz.
  • Il pense que la France doit être un exemple pour l’Europe et prend à coeur d’entraîner les autres pays pour un projet politique commun comme il l’a déjà fait sur le sujet de la relance économique dans la zone euro

Pourquoi c’est important

La Banque européenne d’investissement (BEI) est la plus grande banque publique multilatérale au monde. Chaque année, elle investit des milliards d’euros d’argent public communautaire. Elle décide où l’argent est injecté, et peut ainsi modeler des économies entières.

C’est pourquoi la nouvelle « politique de prêt dans le secteur de l’énergie » de la BEI[1], qui détermine qui peut bénéficier des prêts et garanties de la Banque, pourrait être une avancée considérable pour la transition énergique dont l’Europe a besoin de toute urgence pour faire face à la crise climatique.

Il y a seulement quelques semaines, la Banque a publié un nouveau projet de politique de prêt, qui propose d’abandonner progressivement tous les prêts consentis à des projets charbonniers, pétroliers et gaziers.

C’est énorme. Si la Banque se détourne du charbon et du gaz au profit de petits projets d’énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, elle pourrait véritablement aider l’Europe et le reste du monde à prendre la bonne direction pour lutter contre le dérèglement climatique.

Le Conseil d’administration de la Banque, sur instruction des ministres de l’Économie et des Finances de l’UE, doit maintenant approuver ce projet de politique de prêt. Nos ministres de l’Économie et des Finances nationaux sont celles et ceux qui ont le pouvoir de rendre cette avancée officielle, ou d’édulcorer la nouvelle politique et rater cette chance historique de promouvoir la transition énergétique verte dont nous avons besoin.

Il est essentiel que les politicien∙ne∙s suivent le leadership climatique de la BEI et soutiennent cette nouvelle politique de prêt dans le secteur de l’énergie. Certain∙e∙s ministres ont déjà exprimé leur soutien, et d’autres vont certainement s’opposer à l’exclusion des combustibles fossiles.

La décision concernant cette nouvelle politique de prêt dans le secteur de l’énergie pourrait déjà être prise lors de la réunion du conseil d’administration qui se tiendra le 10 septembre. Le vote va être serré. C’est pourquoi il est capital de faire monter la pression maintenant, en créant un large mouvement public de soutien prêt à se faire entendre pour le nouveau visage zéro fossile de la BEI. Si nous y parvenons, il sera beaucoup plus difficile pour les membres du conseil indécis de s’opposer à cette nouvelle politique, au risque de perdre la face.

Nous savons que la pression publique est efficace, car elle a eu des résultats par le passé. La BEI a déjà reconnu que[2] c’est notre campagne zéro fossile, notre pétition, notre participation à des consultations publiques et enfin notre action devant ses locaux qui l’a poussée à exclure les projets fossiles de sa nouvelle politique de prêt. Nous devons à nouveau utiliser ce pouvoir. C’est la dernière ligne droite !

Il n’y a pas de temps à perdre, il faut agir tout de suite. Signez la pétition et suivez les prochaines étapes pour faire monter encore plus la pression !

[1] Politique de prêt dans le secteur de l’énergie de la BEI : soutenir la transformation énergétique.

[2] La BEI sur Twitter