29 août, 2016

Gaz de schiste et de couche: ni ici, ni ailleurs. Ni aujourd’hui, ni demain!

Communiqué de Presse des Collectifs Lorrains et Nordistes opposés aux gaz de couche 

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Volmérange-lès Boulay

Le 22 Aout 2016

Des opposants aux énergies extrêmes, hydrocarbures de schiste et de houille en particulier, sont venus de toute la France, pour soutenir les citoyens mobilisés contre les projets « gaz de couche » en Lorraine. Le camp de Volmérange-lès-Boulay a permis 3 jours de discussions fructueuses autour de ce dossier, d’échanges sur les actualités (code minier, bassin parisien, Etats Unis…) et la création de liens avec d’autres luttes.

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L’entreprise « La Française De l’Energie, ex EGL » projette de réaliser 14 forages d’exploration liés au gaz de couche, en vue d’une possible exploitation en Lorraine ; plusieurs forages sont également prévus dans le Nord de la France.

Après son introduction en bourse au mois Juin, l’entreprise voit ses actions baisser et choisi la précipitation pour rassurer ses actionnaires : forer pour tenter de certifier de potentielles ressources gazières, alors qu’elle ne maitrise pas la technique ; le dernier puits foré à Tritteling n’a permis aucune certification de ressources, malgré les 3500m de branches horizontales cumulées, technique vantée par Mr Moulin, président de LFDE comme innovante et efficace.

Partout dans le monde où le gaz de couche est exploité, la très polluante fracturation hydraulique est utilisée pour 85% des puits et a été utilisée à Folschviller avant 2011, seul puits en Lorraine qui a permis de certifier une ressource pour l’entreprise.

Certes cette technique est interdite en France pour l’exploration et l’exploitation depuis 2011 mais de nombreux candidats potentiels aux élections présidentielles se sont et déjà prononcés pour l’abrogation de la loi qui l’interdit.

Et même si la fracturation hydraulique n’était pas utilisée, cette activité est extrêmement polluante.  La grande quantité d’eau extraite par pompage peut être salée, riche en arsenic, soufre, métaux lourds, éléments radioactifs. Il n’existe aucune possibilité de dépollution de tels volumes : cette eau sera rejetée dans les cours d’eau. L’eau est un bien commun, la polluer est un crime.

Cette exploitation nécessite la réalisation de forages nombreux et rapprochés qui entraînent la destruction des paysages et celle des économies agricoles et touristiques. 

Dans les 5, 10, 15, 20 ans après la cessation de l’exploitation, le méthane remontera par les failles géologiques (comme dans les galeries de mines du Nord- Pas de Calais actuellement) et contaminera l’atmosphère ainsi que les nappes phréatiques.

De plus dans des sols déjà déstructurés par l’exploitation du charbon, ces forages peuvent provoquer des affaissements de terrain voire des effondrements.

Le gaz de couche est emprisonné dans les couches profondes de charbon et n’a pas vocation à alimenter les émissions de gaz à effet de serre qu’il faut réduire de toute urgence si on veut garder aux générations qui suivent des conditions de vie acceptables. Les scientifiques s’accordent sur le fait qu’il faut laisser dans le sous-sol deux tiers des énergies fossiles déjà connues pour ne pas dépasser les deux degrés de réchauffement : les autorités doivent prendre la mesure de l’urgence climatique et ne pas autoriser ces activités polluantes.

Pour toutes ces raisons, nous continuerons à nous opposer fermement aux forages en Lorraine comme dans le Nord Pas de Calais, dans le Jura comme à Gardanne où LFDE possède aussi des permis d’exploration.

Contact presse :

Nord/Pas de Calais : Christine Poilly 06 21 68 30 87