350.org salue l’initiative des ministres de l’Économie et des Finances d’Italie, d’Allemagne, d’Espagne, du Portugal et d’Autriche, appelant l’Union européenne (UE) à relancer une taxation des superprofits des compagnies pétrolières et gazières qui tirent profit du conflit en Asie de l’Ouest.
Cependant, alors que le conflit s’intensifie et que les factures d’énergie continuent de grimper, 350.org compte sur d’autres nations de l’UE pour monter au créneau sans attendre et soutenir cette mesure.
Depuis le début du conflit, les prix du gaz dans l’UE ont doublé et ceux du pétrole ont augmenté de 27%. Selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, les dix premiers jours du conflit se sont traduits par une facture supplémentaire de 3 milliards d’euros pour les contribuables européen·nes, en raison des importations d’énergies fossiles [1]. Par ailleurs, une analyse de 350.org révèle que la flambée des prix mondiaux du pétrole et du gaz a ponctionné jusqu’à 111 milliards de dollars dans la poche des consommateur·rices et des entreprises au cours du premier mois de la guerre en Iran.
Fanny Petitbon, responsable France de 350.org, déclare :
« Les cinq ministres européens ont ouvert la voie mais le plus dur reste à faire. Pour que cette taxe sur les superprofits obscènes des entreprises du pétrole et du gaz voie le jour, on ne peut pas se contenter d’effets d’annonce: il faut changer d’échelle et de rythme. La France ne peut plus rester spectatrice : son soutien est le chaînon manquant pour faire basculer l’Europe du côté de la justice fiscale. »
350.org accueille favorablement la proposition des ministres de l’Economie et des Finances de renforcer la taxe sur les superprofits de l’industrie fossile et de l’étendre à l’ensemble de l’UE, en incluant les bénéfices réalisés par les multinationales à l’étranger.
À la suite des pics de prix liés à la guerre en Ukraine en 2022, la « contribution de solidarité » de l’UE avait permis de taxer environ 28 milliards d’euros sur les bénéfices excédentaires des entreprises fossiles. 350.org estime que ces recettes devraient être utilisées pour financer des aides ciblées sur les factures et des transferts monétaires directs en particulier pour les ménages les plus vulnérables— ainsi que pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables, solution à la fois immédiate et durable à la crise.
« Les bénéfices colossaux que des géants fossiles comme TotalEnergies publieront d’ici la fin du mois sont directement volés de la poche des ménages. Ce braquage en plein jour a assez duré. L’UE doit siffler la fin de la récréation : soit les gouvernements taxent ces profits maintenant, soit ils acceptent d’être les complices d’une crise climatique, économique et sociale sans précédent. »
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