26 janvier, 2026

Vent de changement sur l’Europe : L’essor de l’éolien doit s’accompagner d’un adieu définitif aux fossiles

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

26 janvier 2026

À l’occasion de la Journée internationale des énergies propres, 350.org salue l’engagement pris par 10 pays européens de construire un réseau éolien offshore interconnecté en mer du Nord, qui devrait fournir 100 gigawatts (GW) d’électricité renouvelable, soit suffisamment pour alimenter 143 millions de foyers.

Toutefois, faire preuve de leadership climatique exige non seulement de développer des renouvelables pour assurer la sécurité et l’indépendance énergétiques mais aussi d’arrêter de financer les énergies fossiles. 

L’accord, qui prévoit la construction de parcs éoliens reliés directement à plusieurs pays par des câbles sous-marins à haute tension, doit être signé aujourd’hui à Hambourg par les ministres de l’énergie du Royaume-Uni, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, de l’Islande, de l’Irlande, du Luxembourg, des Pays-Bas et de la Norvège.

Il a été conclu moins d’une semaine après que le président américain Donald Trump ait critiqué l’énergie éolienne européenne lors du Forum économique mondial de Davos, qualifiant les éoliennes de « perdantes » et affirmant que les pays qui utilisent davantage l’énergie éolienne obtiennent de « moins bons résultats ». En 2025, les énergies éolienne et solaire sont passées devant le charbon et le gaz en matière de production d’électricité au sein de l’Union Européenne.

Clémence Dubois, Responsable des Campagnes internationales chez 350.org :

« L’administration Trump s’obstine à vouloir relancer le grand huit des énergies fossiles, mais plus personne ne veut monter à bord. En Europe, plusieurs responsables politiques prennent enfin conscience que notre sécurité et notre stabilité ne viendront pas de la dépendance au pétrole ou au gaz, mais d’un système basé sur les énergies renouvelables et souverain. C’est le seul moyen de faire chuter les factures d’énergie tout en résistant au chantage des dictateurs et aux répercussions des conflits internationaux.

Il ne s’agit pas simplement de changer de technologie, mais de briser un système truqué. Depuis trop longtemps, les géants des énergies fossiles accumulent des profits records tandis que les citoyen·ne·s en paient le prix fort : factures d’énergies qui explosent, vagues de chaleur meurtrières.

La mer du Nord, hier moteur du réchauffement climatique représentant 9 % des émissions mondiales en raison des activités d’extraction qui y étaient menées, doit devenir le moteur de la réparation. Faire de cet espace un pôle d’énergie verte ne suffira pas à effacer le passé, mais marquera le début d’une justice climatique. Pour cela, deux conditions sont non négociables : l’arrêt total des subventions publiques aux entreprises fossiles et la fin de l’impunité pour les géants fossiles face aux dommages qu’ils ont causés. Si les responsables politiques agissent avec courage, la mer du Nord pourrait devenir le modèle d’une coopération régionale capable de protéger l’économie d’aujourd’hui sans sacrifier le Sud global et les générations de demain. »

 

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