Énergie Est.
L’historique d’une grande victoire.

C’est grâce à une immense mobilisation que le plus grand projet d’oléoduc de sables bitumineux d’Amérique du nord a été arrêté.

Retour sur les années de lutte.

 

 

Cette chronologie raconte l’histoire de l’opposition au projet Énergie Est. Elle rend bien compte de l’ampleur de la résistance des dernières années, en décrivant les mesures prises par une quantité impressionnante d’organisations, d’individus, de groupes de citoyens et de communautés autochtones. Le crédit de cette victoire revient indéniablement à chacun et chacune d’entre vous qui y avez contribué.

2013.
TransCanada annonce son projet.

C’est en 2013 que TransCanada dépose la demande d’autorisation du pipeline Énergie Est. La population se mobilise immédiatement au Québec et d’un océan à l’autre au Canada pour y résister. Les communautés établies le long du tracé proposé font preuve de créativité et commencent à établir un réseau interconnecté de groupes d’opposition locaux. Le projet de TransCanada prévoit alors aménager 4600 kilomètres de pipeline devant acheminer quotidiennement 1,1 million de barils de pétrole des sables bitumineux de l’Ouest canadien vers la côte Est afin d’exporter celui-ci sur les marchés mondiaux. Compte tenu des répercussions potentiellement catastrophiques de ce projet sur le climat, le mouvement pour la justice climatique fait front commun avec les groupes d’opposition émergents.

2014.
L’opposition prend son élan.

En 2014, l’opposition à Énergie Est prend véritablement son élan. Les communautés situées le long du tracé proposé sensibilisent la population au risque de ce projet. Elles établissent des coalitions et manifestent leur opposition avec une vigueur renouvelée. Ce soulèvement populaire et la médiatisation de certaines controverses commencent à nuire à TransCanada. Le mouvement d’opposition au pipeline prend l’Office national de l’Énergie (ONÉ) pour cible, puisque cet organisme de réglementation indépendant a la responsabilité d’examiner les projets pétroliers.

2015.
Revers sur fond d’élections.

En 2015, des dizaines de milliers de personnes se tournent vers le processus d’examen de l’Office national de l’énergie (ONÉ) et exigent que le gouvernement tienne compte de l’impact climatique d’Énergie Est. Avant et pendant la campagne électorale fédérale, les environnementalistes interpellent constamment les chefs de parti au sujet des changements climatiques et des risques associés aux pipelines. Au même moment, TransCanada annonce que son projet doit être retardé de 2 ans, car les critiques formulées à l’encontre du terminal pétrolier de Cacouna finissent par avoir raison de cette partie du projet.

2016.
Un projet de plus en plus en retard.

Au cours de l’année 2016, le projet Énergie Est accuse des retards de plus en plus importants. Des citoyens se mobilisent d’un océan à l’autre afin que Justin Trudeau tienne ses promesses en matière de climat, qu’il établisse des relations de nation à nation avec les peuples autochtones, et qu’il apporte des changements au processus d’examen des pipelines. Or, ces engagements sont incompatibles avec la réalisation d’Énergie Est. En début d’année, le gouvernement fédéral annonce une réforme intérimaire de l’Office national de l’énergie (ONÉ), ce qui retarde les démarches de TransCanada. Au cours de l’été, le processus d’examen est entaché par des irrégularités et un scandale lié à l’ancien premier ministre québécois Jean Charest, ce qui provoque des retards additionnels. À la suite de manifestations et de l’indignation au sein de l’opinion publique, l’ONÉ décide de suspendre indéfiniment ses audiences publiques.  

2017.
Une victoire décisive.

En 2017, TransCanada se résigne à abandonner Énergie Est. Mais cette décision n’a rien d’improvisé. Elle est le fruit d’années de mobilisation assidue, et survient après que de nouvelles mesures aient été annoncées par l’Office national de l’énergie pour tenir compte de l’impact du projet sur les changements climatiques. La victoire est décisive et finale.

Et maintenant?

Cette victoire contre Énergie Est prouve que la mobilisation populaire fonctionne pour faire changer les choses. Continuons à faire pression sur nos instances politiques pour qu’elles tiennent tête à une industrie dont l’expansion menace notre avenir et notre survie.

Dites au premier ministre du Québec de renoncer aux forages pétroliers et gaziers

Avons-nous oublié quelque chose?
Si nous avons oublié un fait saillant de la lutte contre Énergie Est, veuillez nous contacter via ce formulaire. Il nous fera plaisir de mettre à jour cette page pour refléter au mieux l’historique de cette lutte.

 

Photo de Robert van Waarden (Survival Media)

FacebookTwitter