S’ils vous demandent « Pourquoi est-ce nécessaire de taxer les milliardaires ? », vous pouvez répondre :
Au bingo des responsables des inégalités et des crises climatique et démocratique, les ultra-riches cochent BEAUCOUP de cases :
- Ils accumulent des fortunes astronomiques tout en investissant dans des industries polluantes et en évitant au maximum de payer des impôts. Pendant ce temps, la majorité d’entre nous est confrontée à la flambée des coûts de l’alimentation et de l’énergie, au délitement des services publics et à des conséquences de plus en plus intenses et fréquentes du changement climatique, telles que les vagues de chaleur et les inondations.
- Une personne faisant partie des 0,1 % les plus riches émet plus en un JOUR qu’une personne faisant partie des 50 % les plus pauvres en une ANNÉE. (Oxfam)
- 1,9 million de tonnes: C’est le volume de CO₂ que génère en moyenne un milliardaire par an via ses investissements. Près de 60 % des placements des milliardaires se trouvent dans des secteurs à fort impact climatique, comme le pétrole ou les mines, avec des émissions 2,5 fois supérieures à celles d’un portefeuille moyen. (Oxfam)
- Les milliardaires comme Vincent Bolloré et Elon Musk nuisent activement à la démocratie en finançant des responsables politiques et médias propageant des idées d’extrême droite, afin de servir leurs intérêts, au détriment de notre avenir et de celui de la planète.
- Les ultra-riches comme Bernard Arnault, figurant parmi les 10 plus grandes fortunes mondiales, bénéficient de privilèges accordés par les gouvernements successifs. Au lieu de taxer les ultra-riches de manière juste, les gouvernements, y compris en France, laissent les milliardaires agir en toute impunité et continuer de s’enrichir pendant que des coupes drastiques sont effectuées dans les budgets destinés au financement des services publics essentiels comme la santé ou l’éducation, ou à la transition écologique pourtant urgemment nécessaire. En France, les milliardaires paient proportionnellement deux fois moins d’impôts que la moyenne de la population, tous prélèvements confondus. Les impôts payés chaque année par les centi-millionaires et les milliardaires représentent en moyenne 0,3 % de leur fortune totale.
Si l’on vous dit « Taxer les ultra-riches ne rapportera quasiment rien », vous pouvez répondre :
- Les gouvernements prétendent que les caisses sont vides et que les politiques d’austérité sont la seule option pour notre économie, mais la vérité c’est que s’ils avaient le courage politique d’augmenter les impôts des plus riches, ils pourraient générer des dizaines de milliards d’Euros de recettes fiscales supplémentaires. La taxe proposée par l’économiste Gabriel Zucman, qui prévoit la mise en place d’un impôt plancher de seulement 2 % sur la fortune des personnes détenant au moins 100 millions d’euros permettrait de collecter entre 15 et 25 millions d’euros par an ! Elle ne concernerait que 1800 foyers, c’est-à-dire une infime proportion de la population française. Cet argent pourrait être investi dans la rénovation thermique des logements et des écoles, le développement de moyens de transports moins polluants, le développement de sources d’énergies renouvelables essentielles pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles.
- La majorité de la population française, peu importe son affiliation partisane, est favorable à l’imposition des grandes fortunes, tout comme les syndicats, les associations et même des chefs d’entreprises !
Si l’on vous demande : « Les riches ne vont-ils pas fuir si on leur demande de payer plus d’ impôts ? », vous pouvez répondre :
C’est l’un des principaux arguments brandis par les opposant·es à la taxation des ultra-riches: ceux-ci partiraient à l’étranger, privant la France de leurs investissements, ce qui augmenterait le chômage et la pauvreté, tout cela sans réduire la dette publique. Pourtant, cela ne se vérifie pas dans la réalité:
- Les ménages les plus riches s’expatrient relativement peu de France ». Les 10 % les plus riches sont en dessous du taux de départ moyen en France (0,38 %). Entre 2001 et 2006, seulement 0,12 % à 0,14 % des contribuables redevables de l’impôt sur la fortune (ISF) quittaient la France chaque année selon la Direction générale des finances publiques. Par la suite, ces départs n’ont pas dépassé les 0,2 % du nombre de redevables de l’ISF.
- À cela, s’ajoutaient les « faux départs » à l’étranger : chaque année, l’administration fiscale identifiait jusqu’à 200 faux exilé·es, c’est-à-dire des redevables de l’ISF qui se déclaraient à l’étranger mais qui continuaient en réalité à vivre en France. Ces personnes faisaient alors l’objet d’un redressement fiscal, même si toutes n’ont probablement pas été identifiées.
Tout cela a été confirmé par un récent rapport du Conseil d’Analyse Économique, un organisme de réflexion indépendant chargé de conseiller le gouvernement. Même quand on regarde les très grosses fortunes, très peu de gens décident de partir vivre ailleurs pour des raisons fiscales. Quand le gouvernement a augmenté les impôts sur le revenu en 2012, seulement quelques centaines de ménages ont réellement déménagé. L’impact sur l’économie est minime : ces départs sont tellement rares qu’ils n’ont pratiquement aucune conséquence sur la richesse totale du pays ou sur l’emploi en général.
S’ils vous disent « Tu as raison ! Comment puis-je agir ? », vous pouvez leur proposer de :
- Signer la pétition demandant au gouvernement français de taxer les ultra-riches pour financer la transition écologique, la santé, l’éducation, l’aide pour les pays les plus affectés par les changements climatiques.
- Lire le dossier « Taxons leurs milliards » s’ils veulent en savoir plus sur certains de ces ultra-riches et de leurs méfaits !
- Écouter cette interview éclairante de Gabriel Zucman pour démêler le vrai du faux
- Rejoindre notre groupe WhatsApp « Taxer les riches: changeons le système » pour recevoir nos actualités de campagne et propositions d’action, pour s’impliquer plus concrètement.
2025 a marqué un tournant en France vers plus de justice fiscale. En 2026, nous continuerons de nous mobiliser du local au national, pour obtenir des victoires concrètes!