VOICI LA

CRISE CLIMATIQUE

Nous ne pouvons pas empêcher toutes les catastrophes. Mais nous pouvons éviter qu’elles ne s’aggravent.

 

 

Voici ce qu’on peut faire

2026 est l’année de tous les dangers. À travers le monde, les communautés font face à des inondations, des sécheresses, des vagues de chaleur, des incendies, des cyclones et des événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents, intenses et meurtriers. La science est claire : le changement climatique, principalement dû à la combustion des énergies fossiles, rend un grand nombre de ces événements de plus en plus destructeurs.

Les impacts ne s’arrêtent pas quand les températures extrêmes retombent, quand le feu s’éteint ou que les eaux se retirent. Les récoltes sont perdues, les logements sont au mieux endommagés voire totalement détruits, la demande en énergie augmente, et les prix de l’alimentation, de l’électricité et de la reconstruction ne cessent de grimper. À y regarder de plus près, la crise climatique est aussi une crise du pouvoir d’achat.

À mesure que les impacts climatiques deviennent de plus en plus intenses, le besoin de pouvoir bénéficier d’une énergie renouvelable à un coût abordable et dont l’accès est fiable devient plus urgent que jamais. C’est pourquoi nous appelons à un Great Power Shift : c’est-à-dire de sortir rapidement et durablement du pétrole, du gaz et du charbon et d’accélérer la révolution des énergies renouvelables comme le solaire et l’éolien, en faisant passer les intérêts des citoyen·nes en premier. Rejoignez-nous.

Nous ne sommes pas impuissant·es. Voici ce que nous pouvons faire :

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Signez la lettre ouverte

Nos factures, leurs profits. Reprenons l'énergie en main!

Chaque jour, nous payons pour une crise que nous n'avons pas provoquée. Entre les factures d'énergie qui explosent, le panier de courses qui devient de plus en plus cher, et les catastrophes climatiques qui entraînent des dégâts considérables, l’addition est salée.

Pendant ce temps, les géants fossiles comme TotalEnergies continuent d’encaisser des profits records et des milliards de subventions publiques.

La crise du coût de la vie et la crise climatique sont le fruit d’un même système. Tant que nos économies dépendront du charbon, du pétrole et du gaz, les prix resteront instables, les factures s’envoleront, et ce sont toujours les mêmes qui en paieront le prix.

Les énergies fossiles ne réchauffent pas seulement la planète. Elles vident nos poches.

Signez la lettre ouverte. Exigez une énergie propre, juste et accessible pour tous·tes.

À l'attention d’Emmanuel Macron (président de la France et du G7 2026), de Murat Kurum (ministre turc et président de la COP31), de Chris Bowen (ministre australien et président des négociations de la COP31) et de l’ensemble des gouvernements.


Nous exigeons que les gouvernements garantissent l'accès à une énergie renouvelable et abordable pour tous·tes, en mettant fin à leur dépendance aux fossiles. Pour cela, ils doivent :

  • Instaurer une taxe permanente sur les profits des entreprises fossiles, pas juste en période de flambée des prix
  • Couper immédiatement les subventions publiques allouées aux entreprises du pétrole, du gaz et du charbon.
  • Utiliser les recettes obtenues pour apporter une aide directe aux ménages les plus vulnérables et faire baisser les factures d’énergies, et pour investir dans des alternatives fiables et accessibles à tous·tes (énergies renouvelables, transport en commun, rénovation thermique des logements et bâtiments publics).

Partout dans le monde, des millions de personnes peinent à payer leur énergie, leur nourriture et à faire face aux dégâts provoqués par les catastrophes climatiques. Ce n'est pas une fatalité, c'est le résultat d'un système qui protège les profits des fossiles au détriment des populations.

Une énergie propre, sûre et abordable n'est pas un privilège. C'est un droit. Il est temps de le faire respecter.

À l'attention d’Emmanuel Macron (président de la France et du G7 2026), de Murat Kurum (ministre turc et président de la COP31), de Chris Bowen (ministre australien et président des négociations de la COP31) et de l’ensemble des gouvernements.

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Que se passe-t-il dans le monde ?

Découvrez quels événements extrêmes ont eu lieu récemment et leurs impacts. Pour suivre en temps réel les alertes météorologiques à travers la planète, vous pouvez consulter cette carte de l’Organisation météorologique mondiale.

Des plants de blé poussent à côté d’un sol craquelé dans un champ du comté de Qian, touché par la sécheresse, à Xianyang, dans la province du Shaanxi, en Chine, le 29 mai 2025. (©REUTERS/Florence Lo)

El Niño 2026 : il est déjà là et pourrait atteindre une intensité historique

El Niño est officiellement arrivé avec son lot de craintes quant à une aggravation des sécheresses, des inondations, des vagues de chaleur et des pénuries alimentaires dans de nombreuses régions. Les scientifiques avertissent que, combiné au changement climatique d’origine humaine, ce phénomène pourrait faire grimper les températures mondiales à des niveaux records et accroître les risques pour les communautés déjà vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes.

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Des flammes et de la fumée s’élèvent d’un incendie près des ruines de la chapelle Saint-Antoine, dans le parc de Holyrood, à proximité d’Arthur’s Seat, à Édimbourg, en Écosse, ce lundi 25 mai 2026. (©Jane Barlow/PA)

Vagues de chaleur de 2026 : l’Europe

Des températures record ont marqué l’Europe : le Royaume-Uni, l’Irlande et la France ont connu leurs mois de mai et juin les plus chauds jamais enregistrés, avec des températures atteignant respectivement 35,1 °C et 37,7 °C, ce qui a entraîné une augmentation du nombre de décès liés à la chaleur et mis en évidence la manière dont le changement climatique rend les épisodes de chaleur extrême plus intenses et plus fréquents.

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Découvrez le système d’information sur les incendies de la NASA destiné à la gestion des ressources » 

Carte issue de l’outil Climate Reanalyzer, Institut du changement climatique

Que se cache t-il derrière les vagues de chaleur ?

Le dérèglement climatique s’aggrave et ses conséquences font de plus en plus la une des médias. Zoom sur les canicules de plus en plus intenses et meurtrières, leurs causes et les solutions possibles pour enrayer le phénomène.

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Vous avez des questions. Et nous, des réponses!

Partout dans le monde, les événements climatiques extrêmes se multiplient : inondations, vagues de chaleur meurtrières, typhons toujours plus puissants, sécheresses qui s’éternisent. La science est formelle : tout ceci est lié à la crise climatique. Et ce sont, une fois de plus, celles et ceux qui en sont le moins responsables qui en paient le prix fort. Dans le Sud global, des communautés vivant le long des côtes et les populations des petits États insulaires voient leur existence directement menacée par la montée du niveau des mers, les tempêtes et les inondations.

Notre planète voit son atmosphère et ses océans se réchauffer plus rapidement qu’à n’importe quel autre moment au cours des 65 derniers millions d’années, et ce phénomène est particulièrement marqué depuis ces vingt dernières années.

Une atmosphère plus chaude retient davantage d’humidité, environ 7 % de plus par degré de réchauffement, ce qui entraîne des épisodes de pluie plus intenses et des tempêtes plus puissantes. Cette même chaleur assèche les sols plus rapidement, rendant les sécheresses plus sévères et les incendies de forêt plus intenses et plus difficiles à maîtriser.

Les données scientifiques sont claires. Tous les grands organismes scientifiques travaillant sur le climat l’ont confirmé. La question n’est plus de savoir si le climat change, mais si nous agirons assez vite pour limiter l’ampleur des dégâts.

Oui. La combustion du charbon, du pétrole et du gaz est le principal moteur des émissions de gaz à effet de serre qui réchauffent notre planète.

Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le principal organisme scientifique mondial sur le climat, a confirmé que la fréquence accrue des vagues de chaleur records, des feux de forêt dévastateurs et des pluies diluviennes ne peut s’expliquer que par l’impact des activités humaines sur la concentration atmosphérique de gaz à effet de serre. Les compagnies pétrolières et gazières, dont TotalEnergies, le savent depuis des décennies. Beaucoup ont financé des campagnes de communication pour le dissimuler.

Il s’agit de la même crise. Les catastrophes climatiques détruisent les récoltes et perturbent les chaînes d’approvisionnement, ce qui fait grimper les prix alimentaires. Les inondations et les sécheresses endommagent les logements et les infrastructures, ce qui rend plus coûteux le fait de se loger et de s’assurer. Notre dépendance aux énergies fossiles fait exploser les factures d’énergie des ménages, à la merci de la volatilité des marchés mondiaux et des chocs géopolitiques.

Tant que nos économies dépendront du charbon, du pétrole et du gaz, les prix resteront instables, les factures continueront d’augmenter, et nous continuerons de payer le prix d’une crise dont nous ne sommes pas les principaux responsables. Développer à grande échelle des énergies renouvelables abordables n’est pas seulement bénéfique pour le climat mais aussi pour nos portefeuilles.

Nous ne sommes pas tous et toutes égaux devant le changement climatique. Les communautés du Sud global, qui ont le moins contribué aux émissions de gaz à effet de serre, se trouvent en première ligne de la crise. Les nations côtières du Pacifique et de l’océan Indien voient leur existence directement menacée par la montée du niveau des mers. L’Afrique de l’Est traverse la pire sécheresse pluriannuelle jamais enregistrée.

Mais cette injustice ne se joue pas seulement entre nations. Elle se manifeste au sein même des pays riches. Lorsqu’une catastrophe survient, ceux qui ont de l’argent peuvent recevoir une indemnisation par leur compagnie d’assurance et mobiliser des fonds pour réparer leurs logements endommagés voire même se payer les services de pompiers privés. Les ménages plus précaires n’ont pas forcément cette chance. Les incendies de Los Angeles en 2025 l’ont rendu visible aux yeux de millions de personnes : les quartiers riches ont été défendus pendant que d’autres brûlaient. Les catastrophes climatiques ne font pas que refléter les inégalités, elles les aggravent.

Non. Certains impacts sont désormais inévitables, et il faut l’admettre sans se voiler la face. Mais chaque fraction de degré de réchauffement évitée permettra de sauver des vies. La différence entre 1,5 °C et 2 °C de réchauffement n’est pas une simple approximation statistique, elle a des répercussions sur des centaines de millions de personnes supplémentaires.

Empêcher tout nouveau projet d’énergie fossile de voir le jour, rediriger les financements publics vers les énergies renouvelables, et faire payer les gros pollueurs : tout ça compte énormément et peut changer la donne pour notre futur. Le combat est loin d’être perdu.

Nous sommes un mouvement international de personnes qui œuvrent pour mettre fin à l’ère des énergies fossiles et bâtir un monde alimenté par des énergies renouvelables gérées par les communautés. Notre campagne 2026, Nos factures, Leurs profits, exige que les gouvernements cessent de verser de l’argent public dans les poches des entreprises fossiles, que les pollueurs paient leur juste part, et qu’une énergie renouvelable et abordable soit enfin accessible à toutes et tous.

Nos trois principales revendications sont : (1) Une transition rapide et juste vers 100 % d’énergies renouvelables pour toutes et tous. (2) Aucun nouveau projet d’énergie fossile, nulle part. (3) Pas un centime de plus pour les énergies sales.

Faites passer le mot pour que nous soyons de plus en plus à comprendre les dessous de la crise climatique

Les impacts climatiques nous concernent toutes et tous. Partagez cette page pour aider vos ami·es, votre famille, vos collègues et vos voisin·es à comprendre le lien entre événements climatiques extrêmes, énergies fossiles, hausse des factures des ménages et solutions climatiques.
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Image de la bannière : États-Unis, août 2020. Opérations de nuit sur l’incendie de Pine Gulch, dans le Colorado. (Crédit photo : Kyle Miller/Wyoming Hotshots/USFS/Climate Visuals)

Image de fond : États-Unis, août 2020. Les flammes de l’incendie touchant le LNU Lightning Complex franchissent Butts Canyon Road, tandis que les pompiers s’efforcent de maîtriser le sinistre dans le comté de Lake. Selon les pompiers de Californie, cet incendie a tué quatre personnes, détruit 845 structures et ravagé plus de 137 000 hectares. (Crédit photo : AP Photo/Noah Berger)

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